Ce que nous enseigne l’effet Pygmalion

L'effet Pygmalion en boucle: l'enseignant pense que l'étudiant est intelligent + l'enseignant se focalise sur l'étudiant + l'étudiant apprend plus + l'étudiant obtient de meilleurs résultats + etc.

 

L’expérience d’Oak School : Le psychologue Robert Rosenthal s’est demandé si on pouvait aider un élève à progresser en éliminant chez son professeur les préjugés liés à son origine. Il a eu alors l’idée suivante : faisons croire aux enseignants que certains de leurs élèves sont surdoués, et voyons si cela change quelque chose à leur progression.

 

L’expérience a eu lieu sur toute une année à l’école primaire d’Oak School dans la région de San Francisco, une école avec de nombreux élèves en situation d’échec. Au début de l’année scolaire, les chercheurs ont fait passer des tests d’intelligence à tous les enfants.

 

Mais ils ont gardé les résultats pour eux, et ils ont fait croire aux instituteurs qu’il s’agissait d’un tout nouveau test mis au point à Harvard, et destiné à détecter les élèves susceptibles de progresser de manière spectaculaire pendant l’année à venir. Ils ont alors sélectionné au hasard cinq élèves par classe, et ils ont fait croire aux enseignants que ces élèves avaient particulièrement bien réussi le test, et qu’il ne serait pas surprenant qu’ils fassent des progrès inattendus pendant l’année.

 

A la fin de l’année scolaire, ils ont refait passer un test d’intelligence à tout le monde, et ils ont comparé la progression des élèves normaux, et de ceux qui avaient été aléatoirement désignés comme « prometteurs ».

 

En plus d’avoir mieux réussi au test, ces élèves « élus » ont été jugés par leurs professeurs comme plus performants et plus agréables que les autres. Ces tests ont été répétés de nombreuses fois notamment en Angleterre avec les mêmes résultats et démontre un des principes de la physique quantique à savoir que l’observateur, en l’occurrence ici les instituteurs et professeurs, modifie la réalité en fonction de ses attentes.

Et moi alors?